LA VIE DE L'ABEILLE

 

Page d'accueil

 

Les castes


les différentes castes des abeilles

Chez les insectes sociaux, chaque individu est classé dans une caste. Au sein de chaque colonie d’abeilles on trouve trois castes : la reine, les ouvrières et les mâles.


La reine est la seule famille complètement développée et capable de pondre assez d’œufs pour assurer le maintien et l’accroissement de la colonie.


Les ouvrières ou femelles « atrophiées » sont les filles de la reine et sont demi sœur entre elles ; elles assurent les différentes tâches permettant la vie de la colonie. Leur nombre est considérable au sein d’une colonie parfois plus de 100 000.


Les mâles ont peut d’activité au sein de la colonie et n’apparaissent normalement que pendant la saison des essaims et disparaissent dès que cessent les apports du miel. Leur nombre varie de quelques centaines à quelques milliers par colonie.

 

 

L’alimentationabeille butinant

 

C’est dans les plantes de l’environnement que les abeilles trouvent tous les matériaux qui leur sont nécessaires tant pour leurs constructions que pour leur alimentation.


Le nectar des rayon-miel.jpgfleurs, liquide sucré secrété par les nectaires, organes situés généralement à la base des organes floraux. Le nectar est la source principale de glucose des abeilles, qui vont le modifi e r physiquement e t  chimiquement en vue de sa conservation. Il sera déshydraté par ventilation pour sa viscosité inhibe le développement des bactéries, il sera également additionné de diverses substances qui bloquent le dévelo ppement des moisissures ainsi qu’une enzyme (oxydase) qui produira un puissant antiseptique. Ainsi traité le nectar se transformera en miel, pratiquement incorruptible, et qui constituera la réserve de glucose de la colonie pour l’hiver. Une colonie de taille moyenne a besoin de 25 kg de miel comme source d’énergie pour passer l’hiver.


Le pollen, qui représente les cellules reproductrices mâles des plantes, est  pour les abeilles s ources de  protéines, de vitamines et de sels minéraux. Ce pollen est , comme le nectar, mis en réserve dans les alvéoles  de la ruche, après avoir subi un traitement qui l’empêchera de germer.

 

Le cycle annuel de la colonie

evolution.jpg

 

L’hiver la reine est au centre de la colonie sur les rayons qui constituent les réserves de miel et de pollen. Les ouvrières sont massées autour d’elle, et par des contractions constantes de leur muscles alaires produisent de l’énergie qui la réchauffe. Mais les abeilles de la périphérie ne résistent pas au froid et l’effectif de la colonie décroit avec le temps.


Après le solstice d’hiver, les ouvrières commencent à distribuer à la reine la gelée royale secrétée par leurs glandes hypo-pharyngiennes. La reine débute alors la ponte dans les alvéoles vidées de leurs réserves, et qui sont maintenus par la suite à une température de plus de 30°C.


A la fin de l’hiver, le rythme de la reproduction s’accélère. Trois jours après la ponte d’un œuf, la larve éclos. Si elle est destinée à devenir une ouvrière, elle ne recevra de la gelée royale que pendant trois jours, ensuite elle sera nourrie de pollen et de miel. Dix jours après l’éclosion, la larve débute sa nymphose, elle s’enveloppe d’un cocon de soie, les ouvrières fabriquent un opercule de cire qui scelle son alvéole. L’ouvrière se métamorphosera en une semaine. A sa naissance, elle déchirera l’opercule et rejoindra pendant la vingtaine de jour que durera désormais sa vie les autres ouvrières pour remplir différentes taches.


Avec l’arrivée du printemps, la colonie s’accroit considérablement, et son effectif peut atteindre 40 000 individus : un essaimage va devenir nécessaire. Les ouvrières commencent par fabriquer quelques cellules royales ; elles accueilleront des œufs qui donneront des larves nourries de gelée royale pendant toute leur vie larvaire. Lorsque les larves royales entrent en nymphose, les ouvrières mettent la reine à la diète pour que son poids diminue et qu’elle puisse de nouveau voler. Ensuite la reine et la moitié environ des ouvrières quittent la colonie et s’installent provisoirement à proximité ; l’essaim se suspend généralement à une branche d’arbre relativement protégé des rayons du soleil. Pendant quelque jours les éclaireuses explorent les alentours, jusqu’à la découverte d’un site favorable à l’installation de la nouvelle colonie. Pendant ce temps, une nymphe royale a terminé sa métamorphose et a éclos. Elle tue toutes les nymphes royales qui se trouvent encore dans leur alvéole operculée, combat éventuellement celles qui parviennent à éclore. Il ne reste ainsi qu’une seule reine dans la colonie.


Cette reine unique va devoir s’accoupler : elle s’envole et rejoint un site d’accouplement, lieu particulièrement fréquenté par les mâles des colonies du voisinage. Là, à une altitude de 20 à 30m, elle s’accouplera avec plusieurs mâles puis rejoindra la colonie. Ce vol nuptial sera unique, et elle emmagasinera en cette occasion des spermatozoïdes pour le reste de sa vie, c'est-à-dire plusieurs années. Dans la colonie, les ouvrières chassent alors les mâles devenus inutiles et qui meurent interdits de séjour dans la colonie.


A la fin de l’automne, les alvéoles sont pleines de miel et de pollen, la colonie se prépare à hiberner.

 

évolution du nombre d'abeille dans une colonie en fonction des saisons

 

UNE COMMUNICATION  COMPLEXE

UN INSECTE : L'ABEILLE

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site